du 2 août 2010
au 17 août 2010 inclus
Réouverture mercredi
18 août à 10h30
Sur LYON
Début de cycle (2 jrs) :
Le 9 & 10 janvier 2010
Suite (5 jours) :
Du 13 au 17 janvier 2010
Inscription avant le 6 Janvier 2010
(limite 15 personnes maxi)
Sur PARIS
Début de cycle (2 jrs) :
Le 23 & 24 janvier 2010
Suite (5 jours) :
Du 27 au 31 janvier 2010
Inscription avant le 20 Janvier
(limite 15 personnes maxi)
Nous aurons le plaisir comme chaque année de nous retrouver à Ste Marie aux Mines.
EURO-MINERAL
& EURO-GEM
Ste Marie aux Mines
(68 ALSACE)
JUIN 2010
Auteur : Philippe Perrot, Ingénieur Géologue
Il convient d’abord de définir le terme de lithothérapie. Il s’agit au sens large, de pratiques humaines qui emploient des éléments minéraux pour restaurer ou améliorer la santé.
Cette définition est souvent réduite à sa caricature : telle pierre remède à telle maladie.
La définition générale semble difficilement contestable au vu des principes de chimie dans la nature, la caricature induit d’office croyance et idolâtrie, alors qu'il faudrait tenir compte des maladies dans leurs complexités.
Quand l’observation de la nature montre qu’un animal blessé ou malade, cherche à trouver un soulagement en se frottant aux éléments naturels qui l’entourent (végétaux ou minéraux), on comprend que les premiers hominidés ont utilisé naturellement les minéraux et les végétaux, pour soulager leurs maux physiques…
Ainsi la lithothérapie, emploi des éléments minéraux pour la santé, remonte sans aucun doute aux prémices de l’humanité.
-|- Les peuples dits primitifs, comme la plupart des traditions populaires du monde entier, en garde mémoire. Cependant dans ces emplois primitifs, le rôle des minéraux se distingue assez mal des incantations et des rituels, de la magie et des croyances.
Disserter sur l’ancienneté des usages du minéral pour la santé, implique l’évidence d’une relation établie entre la matière et le mal. Quand un peuple d’Afrique s’enduit le corps d’argile et d’hématite depuis des siècles, il ne distingue pas le principe stimulant du Fer sur le sang, mais il constate cependant que l’opération renforce sa peau et son état général… Sans observation chimique, on va classer ce rituel dans les coutumes locales…
-|- Pour parler de «pharmacopée» minérale, isolée des magies et des mythes, la plus vieille trace se situerait en Chine, dans l’herbier de Chen-Noung, le Pents’ao (vers -2700 av JC), qui traitait de la guérison des maladies par les minéraux, les animaux et surtout les plantes.
Problème historique, les prétendus textes de cette époque ne sont référencés que plus tard vers -300 av JC, sous la dynastie des Qin… et aucun vestige archéologique ne valide le fait que le fameux texte date réellement, d’une époque si reculée.
-|- En fait la première « pharmacopée » minérale datée, « libre de toute magie », remonte aux environs de -2 100 av JC, il s’agit de tablettes sumériennes trouvées à Nippur. On peut lire qu’à cette époque on employait le saule, riche en acide salicylique, pour abaisser la fièvre, 4000 ans avant l’utilisation de son dérivé de synthèse : l’aspirine. Cette pharmacie est riche de plus de 200 plantes, auxquelles s’ajoute l’emploi d’une centaine de minéraux dont l’alun le soufre, le sel, le salpêtre, l’argile, le gypse…etc.. Ces produits se déclinent en onguents, emplâtres, lavements…modes d’emploi qui vont perdurer jusqu’à nos jours…
-|- En Egypte, des papyrus datant de -1600 à -1500 av JC, trouvés près de Louxor, évoquent l’emploi de quelques 700 drogues d’origine végétale, animale et minérale. Des substances minérales telles que le calcaire, carbonate de calcium (antiacide), le sel, la magnésie (laxatif), les sels de cuivre (antiseptiques et astringents). Le Natron (mélange de carbonate et de bicarbonate de sodium, avec du sulfate et du chlorure de sodium) recueilli près des lacs, est un détergent alcalin qui sert pour la fabrication des savons. C’est surtout ici, un détergent de l’âme, qui sert à purifier la bouche avant le culte et les momifications…
L’Egyptienne utilise aussi des minéraux. Elle prend des bains de bicarbonate de sodium (le fameux lait de Cléopâtre), la forme de ses yeux est allongée par du sulfure d’antimoine ou de plomb argentifère, leur contour est élargi par un halo vert de poudre de malachite…
-|- Dans la Bible on trouve trace du carbonate de sodium, des sels de cuivre et bien sûr du bitume de Judée, ou baume de Judée pour ses propriétés cicatrisantes et adoucissantes…
-|- La Grèce va établir les grands principes de médecine et de pharmacie.
Les Asclépiades vont essayer de se détacher de la magie et de la religion.
Chez les grecs, le rationalisme en négligeant l’inexplicable, va exclure les concepts antérieurs des égyptiens et des mésopotamiens. Ce courant "scientiste" avant l’heure, va causer le déclin de la spiritualité naturaliste universelle. Chute que les grecs vont amplifier en s’appropriant de façon simpliste, un élément de la mythologie égyptienne, le fameux Hermès Trismégiste, synthèse entre le Dieu Thot au caducée (science) et Mout la déesse des origines (nature).
Hippocrate le Grand, marquera l’origine de la médecine. Les diplômés de l’art jurent encore fidélité au serment de ce docte penseur. Un de ses disciples, Théophraste va se consacrer au minéral, en rédigeant le premier traité de science minérale, dont l’objectif était d’assurer la démarcation du minéral dans la science, des croyances et superstitions populaires.
Malheureusement les idées que ce texte devait balayer, notamment les vertus des pierres dans leurs applications magiques, vont rebondir sur l’ignorance des masses.
La pierre étant l’innovation scientifique de l’époque, des textes multiples vont revoir le jour, ventant les mérites hypothétiques de telle ou telle gemme.
On désigne par Lapidaires grecs ou «lithicas», ces textes historiques de vertus minérales : Lapidaire Orphique, Kérygmes, Lapidaire d’Orphée, Lapidaire Nautique, Socrate et Denys. (Attention ! Ne pas confondre ce Socrate avec le philosophe, il se peut qu’une homophonie ait pu être volontaire, pour crédibiliser les principes propagés.)
La traduction claire de ces textes, réalisée par messieurs Halleux et Schamp, montre que les vertus fantaisistes que ces écrits attribuent aux pierres (gemmes ou cristaux), vont inspirer les ouvrages du Moyen-âge et même la plupart des livres soit disant, consacrés, à la lithothérapie depuis 1990…
Comble des influences socio culturelle, il est probable que cette mode des pierres initiée par Théophraste, ait pu aussi réveiller les vieilles symboliques minérales inscrites dans la Bible, et orienter de façon particulière la fin du livre de l’Apocalypse. Jean consacre en effet son XXIème chapitre, à la symbolique minérale, en écho à la symbolique minérale de Moïse.
-|- A Rome, l’histoire naturelle de Pline, qui était médecin, répertorie quantité de pierres pour leurs vertus curatives et magiques. En 25 après JC, Celsus, dans « De Re medicina », cite le vitriol et l’alun, pour arrêter les hémorragies. Dans ses traités de médecine, Dioscoride recourt aux végétaux, aux animaux et au minéral… Son successeur Galien marquera pour 13 siècles les principes de la thérapeutique en rejoignant Théophraste près d’Hippocrate.
L’histoire l’associera tellement à Hippocrate, que le Moyen-Âge les imagera contemporains.
-|- Les gaulois qui utilisent l’ambre et le thermalisme, n’auront pas de difficulté à adopter les pratiques romaines, et notre pays sera pour cette raison, l’un des pays au monde les plus attaché aux emplois d’emplâtres minéraux et d’eaux…et au thermalisme.
La chute de l’empire romain et l’avènement du christianisme, vont remettre le minéral à la mode des thérapeutiques par l’implication des pierres dans la spiritualité chrétienne au tout début du moyen-âge.
-|- La médecine chrétienne est embrasée par le miracle de Cosme et Damien qui greffent la jambe d’une personne noire, pour remplacer celle de leur diacre Justinien de race blanche.
Ils deviennent les modèles mythiques de la médecine chrétienne. On les déclare saints patrons des médecins et des apothicaires… (Morts martyrs vers 295)
Un événement culturel marque le IIIème siècle : la traduction de la Bible en latin (la Vulgate), par St Jérôme (347-420). Le livre de l’exode révèle les pierres du pectoral d’Aaron (Ex 28). Elles correspondent à celles de la Nouvelle Jérusalem de St Jean (Apoc. 22).
La combinaison de ces deux histoires, renforcée par la renommée de "la cité céleste" de
St Augustin, Père de l’église et maître à penser de la chrétienté jusqu’au XIIIème siècle, place la pierre au centre des rituels humains de vie et de survie, physiques ou spirituels…
Les saints deviennent guérisseurs : il faut toucher leurs statues ou sanctuaires en pierre !
Les couvents à l’époque mérovingienne, puis à l’époque carolingienne deviennent des hôpitaux. Les moines deviennent médecins et apothicaires. Les librairies des monastères ont des "grimoires" de recettes où plantes, végétaux et minéraux, sont classés par usages.
-|- Marbode, évêque de Rennes (1035-1123), rédige vers 1090, un poème inspiré de Pline et des lithicas, évoquant le pectoral d’Aaron et les vertus médicinales des pierres.
Entre croyances et inutilités, les pierres donneront de la matérialité aux remèdes jusqu’au XIIIème siècle avec Albert le Grand (1193-1280).
-|- St Albert, évêque et savant, à la fois chimiste et philosophe rédige quantité d’ouvrages sur les sciences de son temps. Il enseigne Aristote avec pour disciple St Thomas d’Acquint.
Parmi ses écrits, certains seront interprétés comme des traités de magie (Petit Albert). Son « mirabilis de mineralibus », les miracles par les pierres, dresse un aperçu de l’emploi des minéraux pour la santé au moyen âge.
Ce texte sera en partie copié par les héritières d’Hildegarde de Bingen, pour attribuer (post mortem) à leur sainte patronne, le mérite de sa rédaction (apocryphe),en complétant ce qu’elle avait écrit (ou déjà recopié) sur les plantes. L’histoire de la lithothérapie valorisera les plagiaires au détriment de l’original…Et encore aujourd’hui c’est Hildegarde de Bingen qui est pour bon nombre, la référence de la « lithothérapie » mystique de cette période…
Cette vague de copies et de reformulation semble être généralisée dans toute l’Europe.
On voit en effet que diverses versions des « lithicas » vont réapparaître.
-|- Entre 1346 et 1352, la peste noire va ravager l’Europe : 25 millions de morts, la moitié de la population. La vague d’épidémies va se succéder jusqu’aux années 1550…
Cela va stigmatiser l’impuissance des prêtres, des seigneurs et des médecins, incitant à tout changer pour la religion, la politique et la science.
L’invention de l’imprimerie entraîne la réforme de la religion. Les protestants lisent la Bible et contestent Rome, dans ses dérives. L’abandon des terres cause la fin de la féodalité.
Ces deux changements induisent un repositionnement des milieux scientifiques.
Le réveil intellectuel provoqué par la lecture de la bible, a un effet sur tous les esprits de ce temps : trouver la clé des choses en recherchant « la pierre cachée »…
-|- Au XIVème et XVème siècle, avec l’imprimerie, la quête de la pierre cachée va relancer les lithicas, et les idées de pierres qui soignent sont remises en vogue.
En 1502, Camillo Léonardi, médecin de Pisaure, compile tous les manuscrits sur le sujet, et publie un ouvrage, le "Speculum Lapidum", qu’il déclare être une synthèse fondamentale.
La liste des auteurs cités par Léonardi, est impressionnante. De Dioscoride dans l’antiquité, aux plus inconnus du Moyen Âge, c’est la bibliographie de la lithothérapie médiévale, qui montre bien la survivance des idées antiques au début de la renaissance.
-|- Après 1556, « De Re Metallica », ouvrage complet sur les mines et les pierres, qui explique en ses titres IX et X, comment « faire » (raffiner) de l’or avec du plomb, va générer le mythe de la pierre philosophale, l’essor de l’Alchimie et quantité de rumeurs utopiques, autour des pierres, des métaux, de la magie et de la science fiction de l’époque…
La mode est à V.I.T.R.I.O.L., maxime alchimiste qui signifie : visite l’intérieur de la terre en la redressant, tu trouveras la pierre cachée…
On réimprime les lithicas, les pierres sont dans l’air du temps… St Albert… Marbode …
Une période où les alchimistes (proto-chimistes) vont découvrir 4 éléments : l’Antimoine et le Bismuth en 1450, l’Arsenic en 1649, le Phosphore en 1669, isolés à partir de minéraux et tout de suite employés en pharmacopée…
Cette époque est marquée par un personnage Rudolf GLAUBER, entre chimiste et alchimiste. L’histoire gardera son nom associé aux sels de Glauber. Il publiera 56 traités de mi-chimie, mi-alchimie, dont un sur « l’œuvre minérale »… « comme une panacée ou médecine universelle, antimoniale et son usage »…
L’âge d’or de la lithothérapie universelle…
-|- En France, vers 1740, Nicolas Lemery pose les premières bases de la pharmacopée.
On lit en page un de son tome I : La pharmacie a pour objet tous les corps naturels qu’on appelle mixtes ; on les divise en trois classes, animaux, minéraux et végétaux….Sous les minéraux on comprend les 7 métaux, les matières minérales, les pierres et les terres…
Dans son encyclopédie des drogues simples on retrouve : l’Améthyste, la Malachite, le Borax, le calcaire, le Gypse, l’Hématite, le Réalgar, le Soufre, le vitriol de la Pyrite etc…
La lithothérapie est alors un pilier de la pharmacie.
Malgré le développement de la chimie, Lemery restera jusqu’en 1914, une référence en produits pharmaceutiques.
Lavoisier lancera la Chimie et Pasteur la réforme des techniques de santé, en commençant leurs travaux dans l’étude des minéraux et des cristaux, durant plusieurs années…
-|- Les livres de chimie de 1850 à 1900, partent tous du minéral où les éléments chimiques sont identifiés à partir des pierres et roches qui les révèlent.
Les sciences modernes doivent tout au minéral, selon le vieil adage :
« La géologie est la mère de toutes les sciences »
Comme si tout partait de l’étude du minéral, Pierre Curie et son frère Jacques vont se pencher sur le Quartz, et trouver les principes de la piézo-électricité.
L’étude des "radiations", par les Curie va aussi offrir aux pseudosciences des explications de l’inexplicable, par des interprétations de l’invisible sous des vocables mis en avant à cette époque : vibrations, ondes et rayonnement…
-|- En 1937, le formulaire Astier de la librairie du Monde Médical, conseiller de poche des médecins, référence encore des minéraux et leurs applications par dizaines…
Alun, Antimoine, Nitrate d’Argent, Arsenic, Sulfate de Baryum, Nitrate de Bismuth, Borate de sodium, Carbonate et chlorure de Calcium, Chlorate de Potassium, Charbon, Sulfate de Cuivre, Etain (contre la grippe), Fer (le Ferrum de Lemery), Carbonate de Fer, Sesquioxyde de Fer (l’Hématite), Phosphate de Fer, de Magnésie, le goudron de houille (désinfectant), le Kaolin (Argile), Magnésie et hydrate de Magnésie, Bioxyde de Manganèse, Carbonate de Manganèse (Rhodocrosite), Or en feuille, Plomb, Nitrate de Potassium,….
La lithothérapie est victime de la guerre de 39/45. Elle disparaît des officines, dans les années 50, on ne parle plus que de produits chimiques industriels…
Le vocable « minéral » disparaît de la médecine et de la pharmacie…
C’est l’avènement des rayons, de la chimiothérapie, la science coupée de la Nature.
-|- En 1970, révolution hippy ! Les jeunes du monde entier, partent à Kathmandou…
En Inde, on utilise des pierres sur les chakkras. On découvre la médecine ayurvédique, la médecine tibétaine où les moines préparent les médicaments dans des boulettes d’argile…
Les pierres reviennent à la mode avec le new-age. On mélange les mythes indiens, sud américains, ou chinois, dans un syncrétisme planétaire, assez déconnecté de la réalité. Emerge alors une « lithothérapie » fondée sur l’effet subtil des pierres et des cristaux…
Un éternel recommencement… des lithicas !
La vague passera par San Francisco et Los Angeles, redescendra au Brésil (plate forme du commerce des minéraux) et reviendra en France et en Europe.
Les moteurs de ce courant sont : aux USA, Daya Chocron, en France Reynald Boschiero, en Allemagne Michael Ginger.
Cette lithothérapie qui soigne avec "l’effet subtil" des minéraux, les "corps subtils" autour du corps, l’aura et les chakkras, nécessite une matérialisation de techniques. On voit donc apparaître les techniques de géométrie périphérique, les ondes de formes et les élixirs.
En France, les dix dernières années sont propices à la publication de plus de 150 ouvrages sur le sujet, au grand bonheur des libraires et de l’argument des marchands de pierres.
Deux points communs à tous ces livres qui prétendent aborder la lithothérapie :
1°- Ils sont tous inspirés du Boschiero soit en le reformulant partiellement, soit mot à mot comme le « mystique » qui a été jusqu’à déposer « lithothérapie » en tant que marque…
2°- Ces auteurs en majorité, ignorent les pierres, la chimie et la biologie, ce qui est un comble quand on prétend soigner avec des pierres, ne fusse que d’une manière subtile…
Au passage signalons un DANGER : les recettes d’élixirs entraînent à l’automédication.
Ce détail a une conséquence dangereuse : la fabrication incontrôlée de médicaments avec des pierres du commerce, minéraux qui se polluent entre eux par des métaux lourds…
Ces élixirs fabriqués chez soi, suivant la recette d’un livre, contournent assez mal l’exercice illégal de la pharmacie, mais conduisent à coup sûr, à la mise en danger d’autrui.
Les rencontres Cristal et Santé, à la bourse de Sainte Marie aux Mines, sont depuis des années, une tribune pour l’expression de nombreux auteurs. Elles permettent au public de se forger une opinion sur les idées des uns et des autres. C’est dans ce cadre que Philippe Perrot illustre depuis quelques saisons, une lithothérapie pragmatique, à contre courant mais sans conflit, expliquant en détails chimiques et biologiques, les effets des minéraux.
-|- Dernier chapitre de l’histoire de la lithothérapie en France : la période new-age.
Il y a quinze ans le plus important des grossistes de Paris et de France, écrit à ses clients que le virage de la profession passe par une minéralogie orientée sur la lithothérapie.
On snobe ce précurseur, et personne ou presque, ne répond à son ouverture.
A cette époque, à Sainte Marie aux Mines, la bourse aux minéraux qui a déjà le statut de seconde manifestation mondiale (après Tucson aux USA), s’ouvre à ces idées venues d’outre atlantique. Le forum Cristal et Santé devient rapidement un rendez-vous annuel où Boschiero s’installe en leader.
Après 1996 à Lyon, un géologue original, va de foires en marchés, pour vendre minéraux, bijoux et objets en pierre, avec un prospectus étonnant qui énumère des vertus de pierres.
La conjugaison, toutes proportions gardées de ces trois actions, va lancer auprès du grand public, la mode de la lithothérapie.
Aujourd’hui, toutes les alternatives de la « Santé parallèle » passent par l’emploi de pierres et de cristaux : Reiki, Fengh Sui, Radiesthésie, Géobiologie, ésotérisme….Magie…comme s’il était impératif de matérialiser l’irrationnel et le syncrétisme.
Dans le même temps les sciences de la santé, arc-boutées sur la chimie industrielle et ses profits, restent insensibles aux appels du public, pour un retour simple vers des innovations naturelles, qui ne peuvent ignorer la pierre, et une restauration de la lithothérapie.
En conclusion :
De l’Antiquité jusqu’à nos jours, la lithothérapie tient une part fondatrice de l’Art de soigner. La médecine, en privilégiant la chimie industrielle, a permis aux syncrétismes d’imposer leurs lois dans ce domaine en jachère. Il est temps de restaurer cette science historique dans sa spécificité Naturelle, en reliant l’explication à la pratique. La santé de l’humanité peut y gagner beaucoup, en découvrant la richesse de cette vraie médecine alternative.
C’est l’objectif de la méthode STAM, une lithothérapie libérée du syncrétisme.
Pour toutes informations sur la formation STAM, merci de nous contacter par mail en passant par la rubrique [Contact].